Bibliothèques 2.0 : Quand les professionnels des bibliothèques font usage de Twitter

twitter

En vivant dans une société où l’électronique et le numérique prennent de plus en plus d’ampleur, les Bibliothèques n’ont pu échapper à la modernisation. Elles ont su se détacher du cliché du lieu poussiéreux, remplie de vieux livres, voué aux travails et réservé aux intellectuels, pour devenir un lieu de culture et de rencontre animé. L’arrivée des nouvelles technologies leur a donné la possibilité de se diversifier, grâce à la création de nouveau rayon, tel que ceux des DVD, des jeux vidéo, des CD et des jeux de société, et de ce fait, d’attirer un nouveau public.
     Selon les chiffres les plus récents, sur les 3, 025 milliards d’internautes dans le monde, il y en aurait 2, 060 milliards actifs sur les réseaux sociaux, soit  68% des internautes et 28% de la population mondiale. Quand à Twitter, il recense en moyenne 284 millions d’utilisateurs actifs par mois dont 2.3 millions en France. Il paraissait donc logique que les Bibliothèques modernes se décident à utiliser les réseaux sociaux pour rester dans l’air du temps.

  • Concrètement, qu’est-ce que Twitter apporte aux Bibliothèque ?

Tout d’abord, Twitter, c’est quoi ?

new-twitter-bird-squareC’est un outil de microblogage créé en 2006 par Jack Dorsey, Evan Williams, Biz Stone et Noah Glass. Il permet à un utilisateur d’envoyer des tweets (gazouillis en français), qui sont des messages courts (140 caractères). Ceci sont gratuit et permettent une communication en temps réel, à partir d’un téléphone ou d’un ordinateur, connecté à Internet.

Pour faire simple :

  • En bref, c’est un moyen simple de transmettre et de communiquer de l’information, à moindre coût !

Pourquoi les bibliothèques devraient Tweeter ?

On pourrait se dire que Twitter n’est pas très utile pour une Bibliothèque, ou même n’importe quelle entreprise, mais en réalité, c’est une valeur ajoutée, à partir du moment où les Tweet sont des informations intéressantes et pertinentes. En effet, bien utiliser, ce réseau social peut :

-Permettre de se créer un réseau.
– Diffuser de l’information utile.
-Faire de la veille concurrentielle et trouver des clients.
-Améliorer son référencement et générer du trafic.
-Obtenir de l’aide facilement et rapidement.
-Mesurer sa qualité de services.
-Se créer un Intranet d’entreprise.
-Faire la promotion de vos produits et services par vos lecteurs.


Comment les bibliothèques Tweet ?

Bien que peu nombreuse, certaines Bibliothèque française, tel que la BnF, se sont déjà mise à Twitter. Malheureusement, leurs comptes ne sont pour le moment pas très actifs et certains s’entendent à dire qu’elles « tweetent mal ». Et cela car :

-Elles ne tweeteraient qu’une fois par semaine
-Elles seraient chronophage, puisqu’elles n’utiliseraient pas Twitter comme un outil d’échange avec des particuliers.
-Elles ne parleraient que d’elles et de leurs nouvelles ressources.
-Elles ne parleraient pas assez à la communauté Twitter.


Comment les bibliothèques devraient tweeter ?

Les comptes Twitter des Bibliothèques françaises ont donc été comparés à ceux de leurs homologues Américains, qui sembleraient avoir plus de succès. Il apparaitrait donc que pour « bien Tweeter » il faudrait :

-Tweeter plusieurs fois par jour.
-Tweeter depuis différentes plateformes.
-Donner des petits détails pratiques (« on vient de fermer », etc)
-Redonner leurs annonces (« un nouveau billet de blog vient d’apparaître »)
-Communiquer avec ses usagers.


Qu’est-ce que les bibliothèques perdent à « mal tweeter » ?

Malgré l’utilité et les capacités de Twitter, les bibliothèques françaises n’arrivent pas à se servir de ce réseau social autrement que comme « un simple panneau d’affichage où mettre les horaires ». Or, un compte n’est utile que lorsqu’il contient des informations variées, précises et actuelles. Car, cela lui  permet d’exister dans l’esprit de ses usagers, qui se confrontent à sa présence et se sentent plus proche de ce lieu, mais aussi, car cela peut lui permettre de toucher un nouveau public.
Les bibliothèques françaises qui « tweetent mal » perdent donc l’intérêt de certains usagers et ratent parfois l’occasion de gagner de nouveau client. Il serait donc essentiel pour les Bibliothèques de Tweeter autrement, afin d’être modernes et ouvertes juste que dans leur moyen de communication.


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